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Albert Londres
TransHumance arrive en ville
   Frédéric Legrand, aka Albert II   le 9/06/2013
 
 

L’asphalte et le sabot

 

Les moutons l’ont prouvé : il y a des espaces verts à Marseille. En déboulant sur le Vieux-Port depuis le fort Saint-Jean, les troupeaux de la Crau venus participer au grand final de TransHumance ont pris quelques libertés pour aller boulotter la moindre petite plante qui avait réussi à percer bitume ou béton (et puis un peu les espaces verts tous frais tout neufs du boulevard du Littoral, aussi). Une marée ovine, tantôt au pas, tantôt au trot, avec la centaure Camille qui leur ouvre la marche, debout sur ses trois chevaux noirs.

Tout autour, comme lors du week-end d’ouverture de Marseille 2013, tout le monde a la banane. Les jeunes, qui voient des troupeaux en ville pour la première fois. Les vieux, qui n’en ont pas vus depuis très longtemps.

TROUPEAUX. De part et d’autre du défilé et sous les naseaux des chevaux, les bénévoles ont plus de mal à cornaquer la foule que le troupeau. Le cortège rejoint les cavaliers italiens qui descendent la Canebière, les camarguais qui arrivent de la rue de la République. Ça bêle et ça meugle beaucoup. Ca ne hennit quasiment pas. Troupeaux de chevaux camarguais et italiens dévalent au trot le quai des Belges, comme dans un rêve. Les badauds applaudissent, remercient, les cavaliers font de même.

Pas assez casse-cou pour la moto, trop flemmard pour le vélo, Albert n’a vu que la première partie du défilé. Mais c’était déjà suffisant pour s’en mettre plein les yeux, le nez et les oreilles.

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