Vous êtes ici > Feuilletons > Ici Londres > Marseille-Londres, le bruit du voyage
Albert Londres
Albert (Londres) est passé par ici
   Stéphanie Harounyan, aka Albertine II   le 21/05/2015
 
 

Marseille-Londres, le bruit du voyage

 

C’était donc il y a 80 ans. De la fumée sortant de la cabine numéro 6, puis un bateau en flammes. Et Albert qui ne savait pas nager. C’est ainsi qu’après avoir affronté les fous, la révolution russe, le bagne, la traite des blanches et la guerre de l’opium, Albert Londres périt en mer dans l’incendie du Georges Philippar, à l’entrée du golfe d’Aden. Une mort tellement improbable qu’elle a nourri bien des histoires fantasmagoriques. Bref, Albert Londres est mort, on en a fait un prix pour journaliste méritant, vive Albert Londres.
Albert - le nôtre - a la reconnaissance du ventre. Nous avons donc décidé de rendre hommage au maître toute la semaine, en revisitant son grand reportage réalisé à Marseille en 1927. Pas question d’écrire (on est pas fous, hein), c’est donc en image que la déambulation se fera.
Avant de se lancer, attention moment ambiance : voici quelques morceaux pour accompagner le périple.

Ici Londres by Chezalbert on Mixcloud

-Bertrand Burgalat - Voyage à Londres

-Beirut - Port of call
« C’est un port, l’un des plus beaux du bord des eaux. »

-Alibert - Cane Canebière « Si vous avez un compte à régler avec un mauvais Européen qui, sur un point quelconque des grands océans, vous a vendu des poissons chinois qui sont crevés en route, achetez un gourdin, venez vous asseoir sur la Canebière et attendez ; le misérable passera sûrement un jour. Ils y passent tous. »

-Bobby Womack - Across 110th Street
« Grand port, Marseille a une grande plaie. C’est régulier. Le rêve de tout malfaiteur international est de devenir patron de bar à Marseille. »

-IAM & la Fonky Family - Bad Boys de Marseille « Marchands de femmes, guides de nuit, extras pour étrangères, laveurs de bijoux, compères de poker, pick-pockets, pieds-de-biche, hommes du milieu, dompteurs de filles et détrousseurs d’ivrognes, tremblants indicateurs et prospères morveux, cela croit exercer un métier ! Entre eux, ils s’appellent »collègues« , ces oiseaux-là ! »

-Emilie Simon - Opium
Il est un généralissime des contrebandiers de l’opium. Tous ceux qui ont voyagé aux pays de la drogue l’ont entendu nommer. On ne sait pas son nom, mais on l’appelle le Père.

-Pulp - My Lighthouse
"Je dédie ce livre à mon grand ami inconnu pour qui longtemps je fus ingrat, au gardien du phare du Planier qui, à chacun de mes départs, de mes retours, semble balancer la lampe à la fenêtre, pour me dire au revoir ou bonjour !

-Arthur H - Le destin du voyageur

-The Clash - London Calling

Demain : Jean Contrucci, invité d’Albert et Grenouile, nous parle de Marseille au temps d’Albert et revient sur la mort mystérieuse du journaliste.


 



ALBERT EN RÉSEAU

Sur Flickr
Fil RSS