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Albert Londres
Règle du jeu
   Frédéric Legrand, aka Albert II   le 3/06/2012
 
 

Choisissez une couleur, choisissez une case

 

Toute la semaine, Albert parcourt les principales cases du jeu de l’oie des élections législatives dans les Bouches-du-Rhône. Aujourd’hui : choix des pions et départ.

Nombre de joueurs

Le jeu de l’oie se joue sans limitation de joueurs. Selon les cases, on peut aller de 9 joueurs minimum (11e et 16e circonscription) jusqu’à 20 joueurs simultanément (7e circonscription). Avec 210 joueurs au total sur l’ensemble du département, la moyenne s’élève à 13 joueurs par case. La faute aux règles de financement public des partis, qui lient montant des subventions et nombre de joueurs et de voix. Et à certaines dissidences et autres candidatures « spontanées » suscitées pour affaiblir d’autres joueurs.

Choix du pion

Rouge pâle, rouge vif, bleu, bleu marine, vert, transparent : toutes les couleurs sont représentées, avec une palette plus large que pour les autres élections locales. La faute à des candidatures « parasites », aussi bien à gauche qu’à droite, et à des dissidences, surtout à gauche après l’accord électoral PS-Verts et les guerres intestines au PS 13 entre pro et anti Guérini.

Les joueurs « issus de la diversité » sont toujours aussi peu nombreux : 23 sur le département, dont une large majorité d’indépendants. Un seul (Karim Zeribi, EE-LV 7e) a une réelle chance de figurer au second tour. Finauds, beaucoup de joueurs ont cependant pris pour suppléant-binôme un candidat représentant la diversité.

Choix de la case de départ

Dans cette variante du jeu de l’oie, le choix de la case de départ est rarement laissé au hasard. Sauf dans les circonscriptions ingagnables où certains joueurs vont à l’abattoir (2e, 6e et 15e, bastions de droite, 3e, 7e, 8e et 13e, bastions de gauche). Le parachutage dans une case perdue d’avance sert à s’enraciner dans le terroir en se forgeant une image de combattant (Jean-Pierre Mignard (PS) dans la 2e. L’arrivée dans une case gagnée d’avance (Olivier Ferrand (PS) dans la 8e) est beaucoup plus mal ressentie, et génère presque automatiquement un pion dissident.

Conséquence : sur 16 cases dans les Bouches-du-Rhône, 12 présentent un ou plusieurs gros enjeux, entre rapports de force PS-UMP (1ère, 5e, 12e, 14e, 16e), UMP-FN (2e, 4e, 6e, 12e), PS-dissidents (4e, 3e, 8e, 13e), PS-alliés (7e). Un taux de 75% de cases intéressantes : qui a dit que le jeu de l’oie c’était barbant ?

DEMAIN : « Vous êtes confronté à un dissident : passez un tour »

Photo OliBac, FlickR licence CC


 



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